Un cahier des charges d’agent IA doit décrire la tâche, les informations disponibles, les outils accessibles, les limites d’action et la manière de vérifier le résultat. Il sert à prendre des décisions communes. Une liste de fonctionnalités sans exemples ni critères d’acceptation laisse trop de place aux interprétations.
Décrire le parcours avant la technologie
Présentez la personne qui utilisera le système, le déclencheur de la tâche et le résultat attendu. Expliquez ce qui se passe aujourd’hui : outils ouverts, données recherchées, validations et exceptions. Joignez des exemples anonymisés lorsque leur partage est autorisé.
Définissez ensuite le périmètre du premier usage. Ce que l’agent ne doit pas prendre en charge est aussi utile que ce qu’il doit faire. Une demande hors périmètre peut être transmise à une personne avec son contexte, au lieu de provoquer une réponse improvisée.
Une trame de cadrage réutilisable
| Rubrique | Information à renseigner |
|---|---|
| Utilisateur | Fonction, contexte et besoin concret |
| Déclencheur | Message, formulaire, événement ou action manuelle |
| Données | Sources, propriétaire, fraîcheur et droits d’accès |
| Outils | Actions possibles, interfaces et contraintes connues |
| Résultat | Format, destinataire et mode de validation |
| Limites | Actions interdites, plafonds et exceptions |
| Exploitation | Responsable, supervision et solution de secours |
Cette trame peut tenir dans un document court. L’objectif est de rendre les désaccords visibles, pas d’accumuler des pages.
Écrire des critères d’acceptation
Remplacez « l’agent répond correctement » par des situations observables. Exemple illustratif : pour une demande complète, il prépare un brouillon à partir des sources autorisées ; pour une référence absente, il demande une précision ; pour une opération sensible, il attend l’autorisation prévue.
Précisez les éléments qui doivent apparaître dans le résultat et ceux qui ne doivent jamais être exposés. Constituez un jeu d’exemples avec résultats attendus ou consignes de revue. Les personnes chargées de valider doivent pouvoir expliquer pourquoi un cas est accepté ou refusé.
Séparer permissions et instructions
Une phrase demandant à l’agent de respecter une règle ne suffit pas à limiter techniquement ses accès. Le cahier des charges doit permettre d’identifier les permissions effectives, les contrôles côté application et les points de validation humaine. Les documents externes peuvent aussi contenir des instructions malveillantes, un risque décrit par OWASP.
Indiquez qui fournit les accès de test, quelles données peuvent être utilisées et comment les anomalies sont remontées. Les décisions de sécurité concernent le parcours entier, pas uniquement le texte du prompt.
Préparer le passage au développement
Classez les points en trois groupes : confirmé, à tester et à décider. Pour chaque incertitude, donnez un responsable et un moyen de la lever. Une dépendance inconnue doit rester visible dans l’estimation. Documentez enfin ce qui permettra de passer du pilote à un périmètre plus large.
Le guide de cadrage produit IA traite la valeur et le périmètre produit. Le présent document le complète sur le comportement et les limites propres à l’agent.
Questions fréquentes
Faut-il choisir un modèle dès le départ ? Vous pouvez exprimer vos contraintes sans figer immédiatement un fournisseur. Le choix doit être évalué sur votre besoin, vos accès et vos exemples.
Peut-on consulter un partenaire avec des inconnues ? Oui, si elles sont identifiées. Un cadrage initial peut précisément servir à vérifier la faisabilité et à préciser le périmètre.
Qui valide le cahier des charges ? Le métier et la technique doivent partager les critères ; les responsables des données et des accès interviennent sur leurs périmètres.
Poursuivez avec le budget d’un agent IA et la sécurité des agents. Présentez votre projet à Binov.


